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The Umbrella Academy – Une lente apocalypse

  • Par ribrianne
  • Le 22/02/2019
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L'article contient des spoilers.

Tout droit sortie d'une série de bandes dessinées de Gerard Way, le vendredi 15 février, la série The Umbrella Academy apparaît sur nos écrans (plus précisément sur Netflix). La réalisation est assurée par Steve Blackman qui nous avait déjà proposé l'excellent Altered Carbon sur la plate-forme de SVOD l'an dernier. Même si The Umbrella Academy déçoit par son histoire, il y a quand même beaucoup de bons points qui en font une série très agréable et réussie.

« A la mort de leur père, des frères et sœurs aux pouvoir extraordinaires découvrent des secrets de famille traumatisants et une menace terrible qui plane sur l'humanité »

Umbrella Academy | Bande-annonce officielle [HD] | Netflix

On retrouve sept personnages d'une même fratrie, anciens membres d'une sorte de groupe de super-héros qu'ils ont tous quitté sauf Luther, réunis avec leurs rancunes pour l'enterrement de leur père. En somme, il s'agit d'une introduction pour découvrir rapidement les protagonistes et les tensions au sein de cette famille, par la suite bousculée par le retour de Numéro 5 à l'époque actuelle porté disparu alors qu'il était encore enfant amenant avec lui une terrible nouvelle : la fin du monde est dans 7 jours. Numéro 5 fera tout pour empêcher cela et sera poursuivi par deux tueurs à gages. Il impliquera de temps en temps sa famille qui va elle simplement continuer de vivre à sa façon.

L'histoire est la grande déception de la série tellement elle est prévisible : il est facile de comprendre qui seront les ennemis, comment vont se dérouler les événements ou encore que leur père les avait rassemblés et formés dès l'enfance en prévision de l'apocalypse.

Par exemple, Leonard Peabody se présente dès les premiers épisodes comme étant un antagoniste, un "méchant". On apprend seulement plus tard ses raisons et motivations, pour le moins peu originales : une mère morte en accouchant, un père violent et alcoolique et une obsession mégalomaniaque pour l'Umbrella Academy. Il finira en prison pour avoir tué son père et reviendra pour manipuler Vanya et se venger.

Pour Vanya Hargreeves, rien de surprenant non plus ! On comprend vite qu'un pouvoir lui sera donnée et elle devient dès lors la candidate parfaite pour être la cause de l'apocalypse : mise à l'écart de la famille dès le début, rejetée par ses frères et sœurs ainsi que son père, le tout accompagné d'un pouvoir incontrôlable qui la rend dangereuse, elle est le méchant idéal.

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Malgré tout, certains personnages sont très travaillés : je pense notamment à Klaus, une sorte de drogué lui aussi rejeté par les autres, qui est sûrement le personnage le plus intéressant de la série. Pouvoir de voir les morts, voyage dans le temps et personnalité totalement folle font de lui la surprise de la série !

L'intrigue évolue surtout autour de la gestion du relationnel entre les six membres restant de la famille Hargreeves. Ce point la démarque des autres séries du genre, même si l'on peut pester contre la superficie de certaines relations qui restent, comme celle de Diego et Luther, parfois insuffisamment approfondies.

La relation qu'entretiennent les deux tueurs à gage temporels Cha-cha et Hazel est quant à elle bien travaillée. Les membres de ce duo plutôt loufoque restent alliés jusqu'au moment où Numéro 5 et une vendeuse de donuts réussissent à séparer les deux collègues. Finalement, les deux personnages vont développer une histoire plus ou moins en parallèle de l'académie.

La série propose un récit plutôt sérieux, mais assume dans un même temps ce côté totalement décalé. La scène de danse des différents protagonistes dans la saison 1 alors que leur père vient de mourir en est le parfait exemple.

Les scènes de combats représentent aussi bien ce penchant humoristique : elles sont toujours accompagnées de musique plutôt dansantes comme  Don't stop me now de Queen. Une playlist de toutes les musiques est d'ailleurs disponible sur Spotify.

 

 

Le dernier point noir de la série : on ne ressent pas l'importance de l'enjeu l'apocalypse. On a plus l'impression de suivre une intrigue décousue avec une famille déchirée, deux tueurs à gage, le tout mélangé à des voyages dans le temps. Une fois les personnages au courant de l'apocalypse prochaine, la vie continue presque normalement, sans se soucier de mourir trois jours plus tard ; même Allison qui donnait l'impression de tout faire pour sa fille... n'en a justement pas grand-chose à faire finalement.

Mais est-ce véritablement gênant ? Non, du tout. On se retrouve donc dans un récit de super-héros non-assumé où les pouvoirs y sont vraiment secondaires, ce qui n'est pas un défaut, au contraire.

 

The Umbrella Academy souffre donc de défauts, certes, mais ceux-ci ne gênent absolument pas pour apprécier la série qui est très divertissante, bien réalisée avec globalement de très bonnes performances de tous les acteurs, rendant le tout très agréable à regarder. 

série Netflix super-héros

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